Quelle transition et avec quels cadres ? Acte 5 : Dr Sekouna Keïta, Mohamed Bintou Keïta et Amadou Sadjo Barry (Par Sonny Camara)

2599

Ils sont trois cadres, trois profils différents, trois compétences qui peuvent impacter positivement la vie de notre nation en période de transition. Ce sont : Sekouna Keïta, Mohame Bintou Keïta et Amadou Sadjo Barry

1-Dr Sekouna Keïta : Journaliste-Consultant-expert en Communication

Qui est Dr Sékouna Keïta ?

Conférencier hors pair, consultant, expert en communication … Dr Sékouna  keïta est un cadre compètent qui a marqué de par ses compétences toutes les structures dans lesquelles il a travaillé.

Ses premiers pas vers le journalisme

Orienté en 1993 à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de l’Université de Conakry (actuelle Université Gamal Abdel Nasser de Conakry), Dr Sékouna Keita se spécialise en Journalisme en licence 3. Dans son besoin d’apprendre davantage, il décida de poursuivre ses études pour obtenir sa première Maitrise en Journalisme en 1997. Durant cette période, il a réussi à marquer son entourage et s’est fait des amis à vie comme Dr Faya Pascal IFFONO, Enseignant-chercheur, actuel Directeur général adjoint chargé de la Recherche à l’Institut Supérieur des Arts Mory KANTE de Dubréka (ISAMK/D), Auteur et Écrivain, qui retrace l’histoire en ces termes :

Après l’obtention de sa maitrise en Journalisme, l’homme intègre la grande maison Le Journal Horoya (journal quotidien guinéen, organe officiel du pouvoir fondé en 1958) en tant que stagiaire et devient par la suite un reporter de terrain du même journal. Ce n’était pas évident à l’époque, mais il a réussi à laisser des traces dans les annales de la Presse guinéenne.

Le début d’une nouvelle aventure Dans son envie de développer ses connaissances et ses compétences en matière de journalisme et de communication, Dr Keita décide d’aller en France, plus précisément à Metz. À son arrivée, il s’inscrit à l’Université de Metz où il obtint son Diplôme d’Études Approfondies (DEA) en Information et Communication en 2005, puis son Master en Administration des Affaires à l’Institut d’Administration des Entreprises (UPVM). L’homme ne s’arrête pas là, il se lance à la quête de son Doctorat en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université de Metz qu’il obtient avec brio.

Il choisit une thèse purement humanitaire qui est la suivante : « Communication, médias et solidarité internationale : la médiatisation de l’humanitaire dans la presse française ».

Cette thèse qu’il a présentée et soutenue en 2009 n’était pas le fruit du hasard. Selon lui, elle a été choisie à la base d’une observation et d’une réflexion sur un certain nombre de crises dans le monde. Un homme très attiré par les questions humanitaires, son choix se justifie aussi par son envie de travailler au sein des grandes organisations comme le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le Programme Alimentaire Mondial (PAM), etc. Dr Sékouna ne se concentrait pas seulement sur ses études, il a été aussi un membre influent de l’Association des étudiants : l’université ». Après ses études en France, il arrive au Canada en 2010 pour le perfectionnement de son anglais à travers LINC Program, parce que selon lui, la plupart des grands ouvrages de communication sont rédigés en anglais et il ne manque jamais de rappeler la place qu’occupe l’anglais aujourd’hui dans le monde. Dr Keita est une personne qui n’a cessé d’apprendre, car en 2013, il obtint le Diplôme du Cycle International de Perfectionnement en Administration Publique à l’École Nationale d’Administration (ENA) de Strasbourg en France. Son entrée fulgurante dans la vie professionnelle Étant au Canada, concentré sur ses cours d’anglais, Dr Sékouna Keita est nommé en mars 2011 Directeur général adjoint du Journal Horoya par un Décret présidentiel. Il rentre au pays pour apporter son expertise dans le développement de la République de Guinée. Ayant travaillé pour le journal en tant que reporter de terrain entre 1997 et 2003, il connaissait déjà la maison et savait ce dont elle souffrait. Le journaliste, communicant aguerri, s’est mis à la tâche pour honorer la confiance qui lui est faite par le Président de la république : « J’ai fait la promotion du Journal pour augmenter sa visibilité et le rendre régulier ». Dans l’exercice de cette mission, un autre Décret tombe en janvier 2017 pour le nommer Porte-parole et Commissaire à la Haute Autorité de la Communication (HAC) qui est l’organe de régulation des médias guinéens. L’accomplissement de cette nouvelle responsabilité le tenait à cœur et savait les sacrifices et les défis qui iront avec dans un pays où la liberté d’expression est souvent biaisée

Dr membre de l’Union Internationale de la Presse francophone (UPF), et participe à presque toutes les assemblées de cette organisation (des assemblées annuelles, des réunions, des séminaires. Né en février 1972 en Guinée, Dr Keita est un Enseignant-chercheur, journaliste et communicant. Marié et père de deux enfants, il a eu la chance d’agir en tant que reporter de terrain grâce aux formations qu’il a suivies. Cet homme mesure 1m80 pour 80kg et sportif depuis son bas âge.

2- Dr Mohamed Bintou Keïta-  juriste, Spécialiste en droit Islamique

Qui est Mohamed Bintou Keïta ?

Mohamed Bintou Keïta est un spécialiste en droit islamique, il a obtenu un doctorat avec brio à la prestigieuse université Al Qaraouiyine (Dar Elhadith Elhassania de Rabat). Une thèse qui portait sur le thème‘’ La régulation de la déduction par analogie chez l’imam As-Shafi-i et son effet dans la jurisprudence appliquée: étude analytique référentielle’’. Cette thèse  a été sanctionnée par une mention très Honorable  à l’unanimité des membres du Jury.

Toujours dans le souci de se perfectionner, Mohamed Bintou debarqua en France à Strabourg où il a obtenu un second Master 2 en Finance islamique et un troisième Master2 en Droit, religion et société à la Faculté de droit et gestion de l’Université de Strasbourg.

« En plus de ses études au Maroc Dr. Keita était engagé dans plusieurs bonnes causes aux services de ses compatriotes, notamment,  l’ASEGUIM (Association des Stagiaires, Elèves et Etudiants Guinéens au Maroc) ou il a présidé plusieurs commissions dont le comité sponsoring et partenariat (2014-2015), il a également été président et membre fondateur de REGUAM (Rabita des Etudiants Guinéens Arabophones au Maroc) et Président membre fondateur de UEEEDHH (Union des étudiants internationaux de l’Etablissement Dar Elhadith Elhassania) et vice-président du comité estudiantin de la même Université.

Doté d’une maitrise parfaite du français et de l’arabe, Dr. Keita a participé à plus de 20 séminaires de formations, de conférences et de rencontres scientifiques à travers le monde. Déterminé à faire valoir  son savoir et ses expériences, Dr. Mohamed Bintou Keita entend contribuer activement au développement scientifique, et socio-économique de la Guinée »

Aujourd’hui, il anime plusieurs forums  sur les réseaux sociaux pour parler des questions relatives au droit islamique et autres questions en rapport avec le développement sociopolitique et économique de la Guinée

3- Sadjo Barry, Ph,D, professeur de Philisophie au Cegep, Canada

Qui est Amadou Sadjo Barry ?

Amadou Sadjo Barry, PH.D, est professeur de philosophie au CEGEP (Collège d’enseignement général et professionnel) de Saint-hyacinthe, Québec, Canada. Il est spécialiste en éthique des relations internationales et dans les politiques de développement, il s’intéresse aussi aux problématiques liées à la diversité ethnoculturelle dans les démocraties libérales.

Dans le souci de susciter la réflexion sur les garanties institutionnelles et juridiques nécessaires pour notre nation, Amadou Sadjo vient de publier un ouvrage intitulé  « Essai sur la fondation politique de la Guinée »

Dans cet ouvrage, l’auteur passe en revue l’histoire politique récente du pays et tente -d’analyser son évolution pour proposer une démarche éthique et politique à partir de laquelle fonder la future nation guinéenne. En analysant sous les angles historiques, structurels et institutionnels les problèmes politiques contemporains — entre autres la problématique de l’alternance au pouvoir —, le professeur Barry évoque la nécessité d’un consensus politique qui contribuerait à l’émergence d’une culture politique démocratique capable de répondre aux grands enjeux auxquels est confronté le pays.

Dans cet ouvrage, l’analyse  par Amadou Sadjo Barry est pertinente et les propositions de solutions  sont innovantes et courageuses. En cette période de transition, le pays a besoin d’un tel cadre pour une vraie refondation de notre système démocratique dans sa globalité

Ces trois cadres de profils différents mais tous compétents dans leurs domaines respectifs peuvent apporter une touche importante au développement socioéconomique et politique de la Nation. Le pays a besoin de tous ses fils  compétents



Administrateur Général